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L'Église abbatiale Saint-Léger d'Ébreuil

 

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Ébreuil a été le refuge des moines bénédictins de Saint-Maixent, fuyant les Danois en emportant les reliques de saint Maixent, saint Léger et saint Guérin.

Vers 898, fuyant les envahisseurs normands, les moines de Saint-Maixent prirent la décision de quitter leur monastère en emportant leurs richesses et les corps de leurs saints.

C'est ainsi qu'un groupe, responsable des reliques de saint Léger, se dirigea vers l'Auvergne et se fixa à Ébreuil, au bord de la Sioule. L'église Saint-Léger fut bâtie vers 906.

Le calme revenu, vers 929, les moines restés à Saint-Maixent réclamèrent le retour des restes de saint Léger. Malgré de nombreuses négociations, les terres d'accueil ne tenant guère à se séparer des reliques leur ayant apporté une exceptionnelle réputation, le corps de saint Léger resta à Ébreuil et les moines de Saint-Maixent ne reçurent que d'infimes parcelles, "pesant au total 9 onces" (environ 400 grammes).

Depuis cette époque et jusqu'au XVIe siècle, les restes de saint Léger reposaient sous le maître-autel d'Ébreuil. A cette époque, ils furent placés dans une grande châsse, de nos jours placée sur un socle, derrière le maître-autel. C'est un coffre rectangulaire en chêne, à toit en bâtière, recouvert de cuivre argenté, orné de médaillons et de sujets en cuivre. On peut la dater du XVIe siècle, mais elle a été assez maladroitement restaurée au XIXe. Elle ne conserve plus les reliques de saint Léger, dispersées dans la Sioule pendant la révolution.

Devant le rayonnement du monastère d'Ébreuil celui-ci fut érigé en abbaye de l'ordre de Saint-Benoît par Grégoire VII en 1080 et l'église devint paroissiale en 1793.

L'église se compose d'une nef de cinq travées flanquée de bas-côtés et précédée d'un vaste clocher-porche. Elle est munie d'un transept saillant dont le bras sud a été en partie démoli. Sur l'abside, prolongeant une travée du choeur, s'ouvre un déambulatoire à cinq chapelles rayonnantes, trois au centre de plan hexagonal et deux en hémicycle. L'arc triomphal, situé à l'entrée du choeur, est supporté par deux colonnes carolingiennes.

Elle renferme un des ensembles de peinture romane les plus importants d'Auvergne. Ces peintures recouvrent les parois des tribunes de la nef. Ce superbe ensemble de peintures murales a été exécuté à la fin du XIe et début du XIIe siècles, il représente saint Austremoine, le pape saint Clément, des épisodes des martyres de saint Pancrace et de sainte Valérie de Limoges, de saint Michel terrassant le démon, de saint Georges terrassant le dragon, de l'Annonciation et de saint Raphaël remettant à Tobit le fiel de poisson.

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La nef, du premier quart du XIe siècle (1025), est couverte par une charpente apparente et présente de grandes arcades en plein cintre retombant sur des piles rectangulaires. Sur la travée occidentale, la voûte en berceau du narthex supporte une tribune enrichie au XVe siècle d'une balustrade de pierre ajourée. Tandis que le bas-côté sud a été reconstruit au XVIIIe siècle, l'étroit bas-côté nord, couvert par le berceau en plein cintre, est contemporain de la nef.

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La croisée du transept est couverte d'une vaste coupole montée sur trompe.

Le chevet a été réédifié à la fin du XIIe siècle en style gothique d'Ile de France.

Le clocher-porche à trois étages date du XIIe siècle (1125) et présente des similitudes avec celui de Saint-Benoit-sur-Loire. Des arcades aveugles au premier étage, laissent supposer qu'il a été conçu comme donjon défensif.

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La porte en plein cintre est surmontée d'un tympan que supporte un linteau en bâtière. Ce tympan est décoré de trois bas-reliefs romans représentant un Christ en majesté, entouré de la Vierge et un apôtre. Sur les vantaux de la porte sont conservées les ferrures du XIIe siècle, appliquées sur des peaux teintes en rouge. On dit que ce sont des peaux d'ours...

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ADEST PORTA PER QVAM IVSTI REDEVNT AD PATRIAM

"voici la porte par laquelle les justes reviennent à leur patrie"

Présence d'une crypte ou d'un ancien tombeau sous le choeur ?

"Mention marginale à l’acte de sépulture de Dom Guillaume Lefebvre, prêtre religieux, sacristain de l’abbaye d’Ebrueille (sic), natif de Paris, âgé d’environ 84 ans, est décédé le 20 octobre 1751. Inhumé dans l’église de notre abbaye vis-à-vis la porte de cette chapelle.
Il est enterré vis-à-vis la porte de cette chapelle. Il y a ses pieds contre la porte, on voulait faire sa fosse le long de l’autel, cela fut impossible à trois pieds en terre on trouva un bâtiment, il paraît que c’est un ancien tombeau, on n’a pas voulu voir ce que c’était." (Registre paroissial de la paroisse d’Ebreuil, A.D. de l’Allier).

 

Deux ouvrages sur notre abbaye par un amoureux de celle-ci: Georges JOUSSE

Ébreuil, l'abbatiale Saint-Léger, Son histoire, ses mystères, éd. Imestra, 2015

Ébreuil, la puissante abbaye royale d'Auvergne, éd. Imestra 2018.

 

Ebreuil a été le refuge des oines de Saint Maixent, fuyant les Danois en emportant les reliques de Saint Maixent, Saint Léger et Saint Guérin. 

Vers 898, fuyant les envahisseurs normands, les moines de Saint Maixent prirent la décision de quitter leur monastère on emportant leurs richesses et le corps de leurs saints.

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