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Ébreuil à travers l'histoire

 

 

Ébreuil Cité Gallo-romaine :

Les différents noms latins que la cité a portés en sont la preuve: Eborolacum, Evrolocum, Evrogilum, Ebrogilum, etc.

Sidoine Apollinaire y fait référence au Ve siècle, dans une lettre adressée à Hypatius, gouverneur des Gaules et adressée après 475. Il dit y posséder une résidence secondaire et qu'Ébreuil est la propriété de son ami Donidius. Plus probablement, Donidius était propriétaire d'une Villa-gallo romaine du type de celles rencontrées généralement dans la région.

Il est toujours délicat de prétendre qu'Ébreuil est en Auvergne ou en Bourbonnais, cela dépend de l'époque. Elle a été longtemps en Auvergne et dépendait du diocèse de Clermont jusqu'à la Révolution. À noter qu'au XVe siècle le Duc de Bourbon unifie ses terres à celles de l'Auvergne, mais Ébreuil reste une "terre ecclésiastique" à protection royale.

Ébreuil Cité impériale :

Charlemagne fit construire à Ébreuil, au IXe siècle, un palais impérial. Il transmit à son fils Louis 1er dit le Pieux (parfois dit le Débonnaire), quatre palais dont celui d'Ébreuil, avec obligation de résidence alternée dans chacune de ces quatre demeures.

Les bâtiments du palais impérial étaient disposés autour d'une cour carrée, avec des portiques à poteaux de bois, des tours d'angle pour la défense, des écuries, une basse-cour, et des greniers pour recevoir les productions agricoles. Des artisans devaient être présents pour la construction ou le négoce.

Le palais impérial disposait donc ses bâtiments dans un quadrilatère protégé par une enceinte et de larges fossés alimentés en eau par la Sioule. Les moines de Saint-Maixent s'installèrent à Ébreuil au début du Xe siècle, mais ce n'est qu'en 961 que le roi Lothaire fit don aux moines de son palais et de toute la terre qu'il possédait à Ébreuil. Si les fondations ont pu être conservées, le palais carolingien fut transformé pour le moins au XIe siècle lorsque le monastère fut érigé en abbaye et que l'Abbé pouvait souhaiter une résidence fortifiée.

Ébreuil une des treize bonnes villes d'Auvergne :

En 1398, Ébreuil fut habilitée pour représenter le tiers-Etat de Basse Auvergne au même titre que Cusset et Saint-Pourçain et devint l'une des treize bonnes villes d'Auvergne. Une bonne ville devait, semble-t-il répondre à plusieurs critères: être une ville close c'est à dire fortifiée, avoir une certaine autonomie administrative, avoir une forte importance fiscale, et se situer à bonne distance d'une autre bonne ville. Ébreuil restera bonne ville d'Auvergne pendant plus de deux siècles jusqu'à la suppression des Etats d'Auvergne en 1662. Ébreuil est donc rattachée à la Généralité de Moulins.

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Carte du Bourbonnais au XVIIe siècle

La guerre de la Praguerie :

En 1440, le seigneur de Chabannes qui commandait un corps de révoltés s'empara d'Ébreuil pendant la guerre de la Praguerie. Charles VII ayant sommé les habitants de se rendre le firent bien volontiers. Le roi Charles VII passa deux jours à Ébreuil avant de reprendre son chemin vers Aigueperse.

En 1443, Ébreuil étant passée sous la vassalité du Duc de Bourbon, Pierre de la Roche Briant, Abbé d'Ébreuil procède à la nomination de procureurs pour faire hommage au Duc de "la ville, chastel et justice d'Ébreuil".

Le château devenu inutile, fut détruit au début du XVIIe siècle à la demande de Richelieu pour affaiblir la puissance féodale locale. L'Abbé s'était fait construire une résidence plus confortable au XVIIIe siècle: le Palais abbatial.

Ébreuil et la Révolution française:

Sous la Révolution française, Ébreuil devient chef-lieu de canton. Elle gardera ce titre pendant plus de deux siècles, jusqu'en 2015, date de la réforme cantonale.

 

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